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 Dieu a dit: 
 
"tu aimeras ton prochain comme toi même",
c'est vrai.
Mais Dieu ou pas, j'ai horreur qu'on me tutoie,
et puis je préfère moi-même,
c'est pas de ma faute.

Pierre Desproges  

penelope
Vendredi 30 novembre 2007


Moi les gens qui rigolent pas,jm'en fous c'est tant pis pour eux. Le problème c'est que des fois,ça m'en fait presque perdre mon sourire à moi alors là je dis, les ga',c'est pas sympa ! voilà un petit mode d'emploi pour ceux qui n'yarrivent pas, sinon,allez voir ailleurs si jy suis (non mais)



SOURIRE: MODE D'EMPLOI:


*La technique*: ETIRER les lèvres au maximum(à l'horizontale) tout en remontant les commissures vers le haut. Puis ouvrir plus ou moins la bouche selon les préférences (et selon les dents). Ajouter à cela un regard enjoué parce que si on y croit pas, ça marche pas.

*Les options*: Pour les coquet(te)s,possibilité d'accompagner le sourire d'une inclinaison de la tête d'environ 25 degrés.
Pour les plus expressifs, les gestes des bras et des mains sont parfaits pour encadrer le sourire. 
Pour les audacieux, le sourire peut s'agrémenter d'un clin d'oeil rapide. (ne pas essayer quand on ne sait pas cligner de l'oeil!)


POUR LES BEAUX LE SOURIRE REND PLUS BEAUX
POUR LES MoCHES LE SOURIRE REND MOINS MOCHE


Mise en garde:
Attention, sourire n'est pas un exercice facile. S'entraîner devant le miroir d'abord. De plus, certains sourires peuvent ne pas s'accorder au goût de votre interlocuteur, et cela peut provoquer des réactions comme la peur, le dégoût, l'incompréhension, la pitié, la méfiance, la haine.

Quelques conseils pratiques:
- ne pas trop plisser les yeux en souriant, au risque de passer pour un idiot.
-ne pas trop écarquiller les yeux en souriant, au risque de passer pour un fou dangereux.

Le sourire est à bannir dans certaintes situations commes les enterrements, les accidents, les disputes, les bagarres.
par mai-lan publié dans : Je prose communauté : Au fil des mots
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Vendredi 30 novembre 2007
 

 

 

C’étaient les sourires, et puis la tendresse, et puis les caresses.

 

Tu lui as offert ton corps à ce voleur de baisers. T’as donné ton cœur en prime, c’était ta solde de l’été. Mais personne ne t’avait dit qu’en y laissant ta chair, tu y perdrais bien plus. Et que tu aurais mal. Ce n’était pas la bonne saison.

 

 

 

Quelle arnaque le printemps. On dirait l’été avec des restes d’hiver.

 

Dans ses yeux un ciel bleu, t’as pas vu les nuages. S’en t’en apercevoir, t’as ouvert à l’orage. Trop de fleurs au printemps, tu n’étais pas la seule. La jalousie n’existe pas quand on aime un jardinier.

 

Quel noble métier, ce salaud en herbe, il sait te parler et s’occuper de toi. De toi, et puis d’elle, et d’elle aussi, et de toutes les autres. Tu t’es trompée de saison, ce n’est pas de ta faute.

 

 

 

Maintenant tu as honte de ta tenue estivale. C’était pas la plage, c’était surtout la pluie.

 

Tu voudrais qu’il t’aime, autant qu’il t’a semé. Réveille toi petite reine, tu t’es faite baisée.

par mai-lan publié dans : Je prose
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Jeudi 29 novembre 2007

Je vais acheter du scotch pour que partout autour de moi, soient accrochés les mots si jolis que tu me dis. J’en collerai au plafond, pour les voir le matin me dire bonjour. J’en mettrai sur mon miroir pour qu’ils me parlent, comme dans les contes. Un sur le frigo, pour rassasier mon cœur quand je cherche à remplir mon ventre. D’autres au fond de mon sac, laissés au hasard pour qu’ils s’envolent quand je cherche négligemment mes clés le soir. Un sous mon oreiller, si je n’arrive pas à faire de rêve ; un dans mon paquet de mouchoirs, pour sécher mes larmes plus fort encore ; 
Et même dans la rue, je parsèmerai de tes paroles mes pas pour retrouver mon chemin. Un mot scotché à l’arbre esseulé au coin du trottoir, un mot sur les pavés pour que je te lise d’en haut, un mot sur les poteaux pour que je te lise d’en bas, un mot collé sur les portes des gens jaloux et tristes, un mot accroché derrière le bus que je croise, un sur le banc au milieu des crottes de pigeons, parce qu’un mot, où qu’il soit, un mot joli, il t’attend et te réchauffe. 
Je scotcherai des feuilles dans tous les recoins, là où je ne m’y attends pas pour me créer des surprises, là où je ne regarde jamais pour qu’enfin mes yeux s’attardent vers une nouvelle direction. Imagine des mots tout doux qui voltigent dans tous les airs, des mots rien que pour moi, des mots qui me rappellent toute la journée, qu’ils viennent de quelqu’un qui pense à moi, et qui les pense, et qui y croit…

par mai-lan publié dans : Je prose
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