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 Dieu a dit: 
 
"tu aimeras ton prochain comme toi même",
c'est vrai.
Mais Dieu ou pas, j'ai horreur qu'on me tutoie,
et puis je préfère moi-même,
c'est pas de ma faute.

Pierre Desproges  

penelope
Jeudi 29 novembre 2007

J’vais pas cracher sur mes étoiles

Ni sur la vie qui me fait rien de mal

J’fais la blessée pour que tu me soignes

                                          ... Et je te mens

 

Tu crois toujours que j’ai pas peur

Que je suis forte de mes erreurs

Je parle comme si j’blindais mon cœur

                                        ... Et je te mens

 

Tu me vois fière de mon allure

J’voudrais que tu te dises elle assure

En vrai je pleure sous mon armure

                                      ... Et je te mens

 

Je suis pas celle qui a tout vécu

Tu sais l’amour j’l’ai pas connu

Mais sans tes bras je suis perdue

                                    ... Alors je mens

 

 

par mai-lan publié dans : Je rime
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Mercredi 28 novembre 2007

Tellement de temps passé devant le miroir. Comme si pour vivre, il fallait se voir.

Mais ce n’est pas mon reflet qui me prouve que j’existe. Pour ça, j’ai tous mes sens et mon cœur qui crépite. Pourtant tous les matins je l’observe mon visage, tous les soirs je l’analyse mon corps. Mais rien ne change, et tout est là, pourquoi regarder encore ?

 

« Oh Miroir dis moi qui est la plus belle ? » Mais il ne me répond pas. Et même s’il le faisait, ce n’est pas à lui que je veux plaire. Alors à quoi bon lui demander d’être sincère.

Je cherche dans cet objet sans vie, ce qu’ils voient les gens qui me regardent. Sont-ils d’accord les gens qui me regardent ?

Il devrait y avoir plusieurs sortes de miroirs. Le miroir des parents, qui me voit toujours beau et toujours enfant. Le miroir des amis qui au-delà des traits voit mes sourires.  Le miroir des ennemis qui accentue mes détails en pire. Le miroir de l’amoureux, qui me redessine toujours en mieux.

Mais le miroir de l’inconnu, que me montre t-il ? Comment suis-je dans ses yeux, celui qui ne m’aime point ni me déteste ? C’est lui qui devrait avoir la meilleure réponse. Puisque qu’aucun sentiment ne déforme son regard.

Alors suis-je belle à ses pupilles ? Et mon nez, se fait-il petit ? Et mes yeux sont ils à la bonne place ? Et ma bouche, lui donne t’elle envie ?

 

Il ne me parle pas mon miroir, alors je continue de chercher. Je scrute sur sa face lisse une réponse qui me convienne. 
Par moment, ce qui apparaît ne me plaît pas du tout. Pour me consoler je me dis qu’il me ment, et puis je boude. D’autres fois je trouve pas mal ce qu’il reflète, alors je prie pour que ce soit ça, ma vraie tête.

par mai-lan publié dans : Je prose communauté : Au fil des mots
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Mardi 27 novembre 2007

Besoin de dormir.

 

 

 

Sous l’occupation de mes cernes, mes yeux diminuent au fur et à mesure. S’ils restent ouverts, c’est pour laisser l’espace minimum dont j’ai besoin pour entrevoir les formes, les gens, et le trottoir qui avance sous mes pieds, et qui, à tout moment peut me tendre un piège. Car il est réveillé, lui. 

 

Je fais semblant de lire mais je ne distingue que les courbes des lettres et c’est comme des taches noires sur du papier. Ce flou artistique me pousse à me battre encore plus fort contre mon corps. Mes paupières prennent alors un élan pour se tirer vers le haut, mais l’ascension ne dure qu’un temps.

 

 

 

Au moindre geste, la fatigue prend du poids. Même respirer demander un effort, et pour parler c’est encore pire. Les mots qui sortent de ma bouche paresseuse n’arrivent pas à atteindre l’oreille de mon interlocuteur, qui n’entend alors qu’une succession de sons inhumains.

 

Dans ces moments là, les moindres secondes de répit semblent être des miracles. Un moment de silence, et je profite de réfléchir dans mes mains pour dormir un peu. Une microseconde qui ne sauve pas mais qui donne du courage. Je n’ai jamais autant réfléchi pendant un cours.

 

 

 

J’aurais du rester dans mon lit. Il fait froid et cela ne me revigore pas. Au contraire, réactif à la température ambiante, mon cerveau active mon être entier en mode hibernation.

 

Il faudrait retourner dans mon lit. Mais rien qu’à l’idée qu’il faut marcher jusqu’à lui, le sommeil devient plus tolérant : un mur fera l’affaire pour juste poser ma tête.

 

 

 

Il y a des gens qui ne semblent pas fatigués, quelle chance. Ils s’activent dans tous les sens, ils parlent fort, ils marchent vite. Que mangent-ils ces hercules du matin, si frais, si vifs ?

 

Je crois qu’il faut que je me fasse à l’idée que chez moi, l’équilibre du corps se fait à l’horizontal. Alors rien que d’être debout, ce n’est pas normal.

par mai-lan publié dans : Je prose
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