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 Dieu a dit: 
 
"tu aimeras ton prochain comme toi même",
c'est vrai.
Mais Dieu ou pas, j'ai horreur qu'on me tutoie,
et puis je préfère moi-même,
c'est pas de ma faute.

Pierre Desproges  

penelope
Samedi 24 novembre 2007
C’est en français que j’écris ma vie

On lit d’une autre langue sur mon visage

Je ne suis pas vraiment un pays

Mais à moi seule tout un voyage

 

A Paris j’ai vu le jour

Je suis le fruit d’une nuit d’amour

Mes feuilles on mûrit sous ce ciel gris

Mes racines pourtant s’ancrent loin d’ici

 

Etrangère à certains yeux

Pour d’autres sœur, peut-être les deux

Ma force vient de ma différence

Grain de riz qui pousse en France

 

Pour mes frères de sang au bout du monde

Je suis même corps mais autre esprit

Ici entre brunes et blondes

C’est ma peau qui me trahit

 

A voguer entre deux terres

On a parfois le mal de mer

Malgré tous les efforts qu’on fera

Je n’ai pas vraiment de chez moi

par mai-lan publié dans : Je rime
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Samedi 24 novembre 2007

Elle les dévisage ces poupées en vrai, ces visages d’anges

Avec leurs corps de nymphes, leur beauté qui dérange

Leur beauté qui détruit, qui triomphe et qui crie

Victoire sur ce monde qu’elles ont déjà conquis

 

Elle envie leurs sourires à toutes ces femmes fatales

Elle donnerait son sang pour être leur égale

Elle veut leurs bouches et leurs dents impeccables

Et cette main parfaite qu’elles posent sur la table

 

Elle imite leurs regards doux, suit chacun de leurs pas

Imagine leurs amours, copie tous leurs choix,

Elle construit ses rêves au travers de ces reines,

Apprend par cœur cette vie qu’elle aurait voulu sienne

 

Elle les admire et pourtant elle les hait comme personne

Ces poupées en vrai dont le bonheur résonne

Ces jolis minois roses qui lui foutent le blues

Ces filles qui font d’elle, à jamais une jalouse

 

par mai-lan publié dans : Je rime
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Samedi 24 novembre 2007

Puisque l’on ne s’écrit plus depuis que l’on se touche. Et que tes mots je les goûte en vrai sur ta bouche. Puisque je ne te lis plus dans tes lignes. Et que c’est dans tes yeux que j’essaie de voir un signe.

 

 Je suis là le cœur ouvert, sans aucune prose pour me soutenir, sans aucun vers pour m’embellir. Puisque l’on ne s’écrit plus depuis que je suis tienne. Et que je ne peux plus me cacher derrière mes poèmes.

 

 Mais toi, comment te déchiffrer dans cette langue sans alphabet, comment te garder si ce n’est pas sur papier. Je voudrais te comprendre comme je cernais tes mots, mais eux seuls se laissent prendre, je ne retiens pas ta peau. Puisque l’on ne s’écrit plus depuis que tu me rends folle. Et que tes paroles en l’air, moi je les attrape au vol.

 


par mai-lan publié dans : Je prose
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