Tic tac il y a l’heure qui veut se faire entendre, et la petite aiguille qui veut rattraper la grande. T’entends ça mon mignon, y’a le temps qui veut battre un record, pas le temps d’attendre c’est le moment de jouer le fort.
Pas celui qui fait Berk devant les sentiments, ni celui qui mets des Bling bling dans ses mots d’amants. Faire le prince c’est pas des Vroum dans ton moteur mais rajouter des Boum Boum dans mon cœur.
Je veux que ça fasse Tadaaaam surprise ma coquette. Je veux crier Waouh dans ma tête, et me dire tout bas « mais je rêve c’est qui ce mec ».
Soit un drôle et rajoute moi des Haha, et des Hihi quand t’es là. Dis moi que ça fait Ding Dong et des cœurs quand tu rêves de moi.
Promets moi aucun Snif que des Smack Smack et des Youhou mon chaton. Tu pourras me faire Miaou au soleil et moi je te dirai Rrroar à ma façon. Imagine un peu nous deux les cheveux Fuuush dans le vent, ce serait super Miam et on s’aimerait tellement.
Hum hum pas le temps d’hésiter, Ziiip ferme ton K-way et emmène moi sous la pluie. Avec les gouttes qui font Plic ploc dessus nous comme dans les films,
et moi je dirais Brrrr pour faire semblant que j’ai froid,
et à la fin Mmmm trop chouette tu me prend dans tes bras.
Et la saint Robert, tout le monde s’en tape. Et la saint Roger, la saint Bernabé, la saint machin ? Y’en a que pour les Valentins.
A ce qu’il paraît c’est en hommage à un homme amoureux. Il faut croire que ça n’arrive jamais pour qu’on décide comme ça de le fêter.
N’empêche que ça marche. On marche tous. Un jour de plus à mettre dans son calendrier, pour croire que tous les jours ne se ressemblent pas. Une raison de plus pour faire la fête pour certains, faire la gueule pour d’autres.
A vrai dire, ce jour là, il y a deux clans bien tranchés.
D’un côté ceux qui jouent le jeu jusqu’au bout, avec fleurs, mots doux et même en prime des bisous. Parce que tant qu’à faire, autant vivre les fêtes qui nous concernent.
De l’autre côté du cœur, il y a les anti. Ils se déclarent anti-St Valentin, mais que je sache il n’y a aucun anti-St Gaston, anti-St
Bernard. Parce que ceux là, leur journée rien qu’à eux ne change rien aux nôtres. La St Valentin par contre, change quelque chose. On se sent en noir et blanc au milieu d’une foule toute rose.
En général, les anti-St Valentin sont tous célibataires. Mais ce n’est pas l’argument auquel ils s’accrochent. Ces militants du 14 février, ils vont plus loin,
ils parlent de leur liberté.
« C’est trop commercial » qu’ils disent, comme ils le disent pour Noël sans pour
autant refuser les cadeaux que le vieux qui vient du Nord leur apporte.
Mais le 14 février, si un mot d’amour leur venait en cadeau, j’en mets ma main à couper qu’ils ne diraient mot. C’est jusque que pour eux, pas de cadeau. Alors forcément il ne reste que les mots.
Des mots un peu virulents qui veulent dire au fond je suis tout seul pas besoin de me narguer.
Quand j’avais 10 ans, j’attendais avec impatience la St Sébastien. Parce qu’il s’appelait comme ça, mon amoureux qui n’était pas un Valentin. Et puis après il y a eu d’autres Saints qui sont venus agrémenter mes années. Je regardais le calendrier en me disant que ce jour là, c’était le jour de mon mec à moi. Des jours que je n’ai jamais vraiment fêté avec eux, mais des jours qui sonnaient dix fois plus que la St Valentin.
C’est que j’ai pas connu de Valentin, alors forcément.
Mais les filles, on aime les dates. On met des dates partout où on peut, le jour de la première rencontre, le jour du premier baiser, le jour du je t’aime, et plein d’autres trucs qui servent pas à grand-chose. Et le jour de la Saint Valentin, on l’a toutes marqué quelque part comme un pense bête dans la tête, qu’on soit d’un clan ou de l’autre. C’est de la faute au romantisme. Ca met de l’espoir en février.
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